Loi du 18 août 2026 sur la souveraineté agricole : quels changements concrets pour les exploitants ?
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Le droit rural encadre les relations juridiques qui accompagnent l’exploitation des terres agricoles. Bail rural, fermage, renouvellement, droit de reprise ou cession du bail : les rapports entre propriétaires et exploitants sont soumis à des règles spécifiques, dont certaines sont d’ordre public.
Une décision concernant des terres agricoles doit donc être appréciée au regard de ses conséquences à long terme, tant pour le propriétaire que pour celui qui les exploite.
Disposant de la spécialité « droit rural », le cabinet de Me GAUCHER-PIOLA accompagne les propriétaires ruraux, bailleurs et exploitants agricoles dans l’analyse et la résolution de ces problématiques.
Implanté à Libourne, Bordeaux et Castillon-la-Bataille, le cabinet intervient plus largement en Gironde, territoire où les problématiques foncières sont étroitement liées aux activités agricoles et viticoles.
Lorsque la situation concerne plus spécifiquement la production ou la commercialisation du vin, les appellations ou les marques, le cabinet intervient également en droit viti-vinicole.
Le bail rural constitue l’un des principaux outils permettant à un exploitant agricole de mettre en valeur des terres appartenant à un tiers.
Le Code rural et de la pêche maritime soumet, sous certaines conditions, la mise à disposition à titre onéreux de terres destinées à une activité agricole au statut du fermage. Ce régime protecteur encadre étroitement les relations entre le propriétaire et l’exploitant.
La qualification donnée par les parties à leur convention ne suffit donc pas toujours à déterminer le régime applicable. Une mise à disposition présentée comme temporaire ou informelle peut, selon les circonstances, relever du statut des baux ruraux.
Cette qualification entraîne des conséquences importantes concernant notamment la durée du contrat, le montant du fermage, les conditions de renouvellement et les possibilités de résiliation.
Le statut du fermage vise également à assurer une certaine stabilité à l’exploitant. Le preneur bénéficie ainsi, sous certaines conditions, d’un droit au renouvellement du bail. Le propriétaire peut toutefois s’y opposer dans les situations prévues par la loi, notamment lorsqu’il entend exercer un droit de reprise.
La transmission du bail est elle aussi encadrée. Un exploitant ne peut pas céder librement son bail à la personne de son choix. Certaines transmissions sont néanmoins admises, notamment dans un cadre familial, à condition de respecter les exigences prévues par le Code rural.
Ces règles imposent d’anticiper les évolutions de l’exploitation. La volonté d’installer un descendant, de transmettre l’activité ou de modifier l’organisation des terres peut nécessiter une analyse du bail existant avant toute décision.
Lorsque le projet ne concerne plus l’exploitation des terres mais leur vente, notamment avec la présence d’un preneur en place, les enjeux propres à la cession d’une propriété agricoles ou viticoles doivent également être pris en compte.
La relation entre bailleur et preneur s’inscrit généralement dans la durée. Des difficultés peuvent donc apparaître bien après la conclusion du bail.
Elles peuvent concerner le paiement du fermage, les conditions d’exploitation des terres, les travaux réalisés, l’entretien du fonds ou encore l’évolution de la situation personnelle et professionnelle des parties.
Pour le propriétaire, la reprise des terres ne peut pas être décidée librement au seul motif qu’il souhaite les exploiter lui-même ou les mettre à disposition d’un proche.
Le droit de reprise répond à des conditions précises. La qualité de la personne appelée à exploiter les terres, son projet ou encore les modalités du congé doivent notamment être vérifiés avant toute démarche.
Pour l’exploitant, la réception d’un congé doit également conduire à vérifier rapidement sa régularité et les motifs invoqués.
Un propriétaire peut-il récupérer librement des terres données à bail ?
La fin d’un bail rural obéit à des règles particulières. Avant toute reprise des terres, il convient donc de vérifier si les conditions permettant de mettre fin au bail sont effectivement réunies.
Les rapports entre propriétaires et exploitants peuvent également évoluer à l’occasion d’un projet plus large. Une vente, une transmission familiale ou des difficultés économiques de l’exploitation peuvent avoir une incidence sur le devenir des terres.
Lorsque le problème résulte du décès du propriétaire ou de l’exploitant et du devenir des biens agricoles, il devra être articulé avec les règles du droit des successions.
De même, les difficultés financières susceptibles de compromettre la poursuite de l’activité sont abordées dans la rubrique droit des procédures collectives.
Cette répartition permet d’appréhender chaque problématique dans son cadre juridique propre, tout en tenant compte de leurs interactions.
Lorsqu’un désaccord persiste entre propriétaire et exploitant, le litige peut nécessiter une intervention judiciaire.
Les contentieux peuvent notamment porter sur la qualification d’un bail, le paiement du fermage, son renouvellement, la validité d’un congé, l’exercice du droit de reprise, une cession du bail ou encore sa résiliation.
Ces situations supposent une analyse précise du contrat, des échanges entre les parties, des éventuelles mises en demeure et des conditions réelles d’exploitation des terres.
Un bail rural ne peut pas être résilié comme un contrat ordinaire. Le propriétaire qui souhaite y mettre fin doit pouvoir invoquer et établir un motif permettant légalement de demander sa résiliation. De son côté, l’exploitant doit pouvoir vérifier si les griefs avancés sont réellement fondés.
Lorsque le différend concerne davantage l’accès aux terres, une servitude, un droit de passage ou la délimitation des parcelles, ces questions relèvent plus spécifiquement du droit civil : servitudes, mitoyenneté et droits de passage.
Lorsque la situation le permet, une solution amiable peut être recherchée afin de préserver l’exploitation et d’éviter l’aggravation du conflit. À défaut, le cabinet accompagne son client dans la procédure nécessaire à la défense de ses droits.
Implanté à Libourne, Bordeaux et Castillon-la-Bataille, le cabinet de Me GAUCHER-PIOLA accompagne propriétaires et exploitants agricoles confrontés aux problématiques du droit rural en Gironde.